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Cars 2 (Version Positive) Réalisé par Brad Lewis, John Lasseter. Synopsis : Flash et Martin se rendent à l'étranger pour participer au tout premier grand prix international, qui couronnera la voiture la plus rapide au monde. Martin est alors impliqué dans des intrigues d'espionnage. Il doit choisir entre aider Flash à participer à la course ou participer à une mission secrète orchestrée par l'agent secret Britannique Finn McMissile... |
Cars 2 c'est la suite de Cars (sans déc’ ?!) et c'est le nouveau film de Pixar. C'est dire l'excitation qu'il suscite ! Alors passée l'envie de tuer les 40 millions de gamins présents dans la salle, on fait un effort pour se concentrer et regarder le film comme il se doit. Déjà, ça commence très fort avec une scène d'infiltration par l'espion très British Finn MacMissile (l'une des vraies réussites du film), à la fois inquiétante et drôle de par l'étendue des gadgets que déploie l'Aston Martin. Le ton est donné : il y aura beaucoup plus d'action dans cet opus, et ça envoie du pâté tellement c'est bien fait. Je ne vais pas plus évoquer tout ce qui a trait à l'intrigue d'espionnage pour ne pas spoiler le scénario, mais c'est plutôt bien pensé et digne d'un James Bond pour juniors.

C'est donc cette affaire fumeuse de carburant écologique à l'origine d'une course qui va nous emmener aux quatre coins du monde, à travers le Japon, la France, l'Italie et l'Angleterre. La première partie au Japon est clairement la plus drôle. Tout le folklore japonais se retrouve « voiturisé » (geishas, petites japonaises hystériques, toilettes !), et cela amène à des scènes hilarantes. Puis le film explore le reste du monde. Les décors sont magnifiques, surtout la ville de Porto truc en Italie, et le design des voitures encore un cran au-dessus.
Ici la différence majeure est que le vrai héros du film n'est plus Flash mais Martin, qui est "catapulté" un peu malgré lui au coeur de l'intrigue. Son personnage est donc beaucoup mis en avant, il parle beaucoup (trop?), et ce qui faisait son charme (sa grande naïveté et son extrême maladresse) le rendent clairement agaçant au bout d'un moment, trop lourd, et ses gaffes deviennent trop prévisibles pour nous faire encore rire. Ca gâche le film et c'est dommage. A coté de lui, une toute nouvelle galerie de personnages fait son apparition : la jeune espionne un peu ingénue mais qui se révèle très efficace, le milliardaire écolo, le fameux MacMissile, et surtout la Formule 1 italienne, personnage truculent qui en fait des tonnes mais qui reste paradoxalement mille fois moins lourd que Martin. On suit donc tout ce petit monde dans leurs tribulations, avec une virtuosité et un sens du timing rares. Pour finir en "bonus" avec une petite morale bien pensant et écolo - nous sommes toujours chez Disney- doublée d'un message d'acceptation de soi en mode "vous devez rester qui vous êtes, ne laissez pas le monde extérieur vous changer, blabla..." (Lady Gaga aurait-elle participé au scénario ?).

En bref, il y a beaucoup d'action, pas de temps mort (a part Martin-je-suis-relou-je-ne-la-ferme-jamais), beaucoup d'inventivité (les gadgets nombreux et la « voiturisation » totale de l'environnement), et puis c'est beau, on retrouve parfaitement le savoir-faire inégalé de Pixar, qui maitrise quand même vachement bien son sujet. Mais Cars 2 reste avant une histoire d'amitié solide et pourtant mise à l'épreuve, pour prouver que les amis c'est plus fort que tout ! Tout est bien qui finit bien. KATCHOW !
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