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Chronicle Réalisé par Josh Trank. Synopsis : Trois lycéens se découvrent des superpouvoirs après avoir été en contact avec une mystérieuse substance. La chronique de leur vie n'a désormais plus rien d'ordinaire... |
Je suis allée voir ce film sans rien en attendre, en étant vierge de toute information concernant l’histoire, les acteurs… Je me disais que ça pouvait quand même être une bonne surprise, le coté caméra embarquée étant d’habitude assez fun.

Alors passé le fait que c’est une histoire assez improbable (3 jeunes trouvent une espèce de kryptonite dans une caverne de nuit et se retrouvent avec des pouvoirs télé kinésiques), le début est assez agréable. Malgré le personnage principal que j’ai trouvé particulièrement antipathique et pas du tout crédible, car complètement cliché : c’est un loser de base, son père le frappe et est alcoolique, sa mère est malade, il n’a pas d’amis à part son cousin, tout le monde le victimise au lycée et dans sa rue… bref, le gros Calimero. Donc au début ils découvrent leur pouvoir, testent leur capacité à s’en servir, voient jusqu’où ils peuvent aller au fur et à mesure (ce qu’on ne révèlera pas ici, par souci de non-spoilerisation). Ce qui est intéressant c’est de voir comme cette expérience que partagent les 3 garçons les soude et fait d’eux des amis. Seulement, ça dérape vite quand notre cher héros antipathique devient carrément détraqué en utilisant ses pouvoirs pour provoquer des accidents ou faire du mal aux autres. Ses potos essaient de le raisonner, et décident de l’inscrire au concours de talents du lycée, en tant que magicien. Alors forcément avec des pouvoirs télé kinésiques, c’est facile de faire de la magie en faisant voler des boules ! Grace à cela il devient d’un coup une superstar, qui attire toutes les meufs et est trop cool. Ça lui monte à la tête sévère et il devient encore plus taré. L’état de sa mère empirant, l’attitude de son père empirant aussi, monsieur pète un câble et décide de tuer tout le monde pour voler de l’argent et soigner maman. C’est à ce moment précisément que le film franchit pour moi son point de non-retour, et qu’il est trop tard. Ça s’enlise dans une espèce de philosophie fumeuse que les êtres supérieurs peuvent tout se permettre, y compris tuer sans remords. Pour arriver à un final (inter)minable où on littéralement envie d’emplâtrer le « héros ».
Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout aimé le film. Pour résumer, je n’ai rien retenu positif de ce film, il n’y a aucun leçon à tirer de cette heure et demie de violence gratuite, la caméra embarquée devient vite soulante tout compte fait, et enfin les acteurs jouent mal selon moi (surtout le personnage principal, qui est tout le temps dans l’exagération). Le coup du « je suis une victime, tout le monde me traite mal donc je deviens fou et méchant et je m’en prends à tout le monde parce que c’est la psychologie qui le dit » ça ne marche plus depuis longtemps. Une belle perte de temps donc.

Chornicle, le film étonnant qui surfe sur la vague de films faussement documentaire à la Blair Witch Project ou Cloverfield. Sauf qu’ici, il est question de trois adolescents qui reçoivent des superpouvoirs d’une source inconnue. Le pitch s’annonçait alléchant, tout comme la bande-annonce qui a bien fait son boulot.

Outre le buzz autour du film, il faut parler du film en lui-même, nous le savons tous, d’excellents buzz peuvent donner un résultat final médiocre et inversement. Et bien il est évident ici que le film rempli complètement son contrat. C’est en effet caméra au poing que nous découvrons notre personnage principal, Andrew, qui vit sa vie de lycéen américain pas forcément géniale et qui décide de la filmer malgré un père violent et alcoolique, des camarades peu encourageants envers sa nouvelle passion et son cousin qui essaye de le sociabiliser tant bien que mal. C’est donc en live, sur les images captées par sa caméra que nous sommes emportés sur son épaule jusqu’à ce mystérieux endroit au milieu des bois à côté d’une fête dans un entrepôt désaffecté jusqu’à « l’incident ». Dès lors, le film passe dans une manière de filmer tout à fait inédite. Puisqu’effectivement, la façon brute de la caméra emportée va être atténuée à plusieurs reprises pour nous offrir de véritables plan plus «professionnels » mais toujours avec la caméra de ce cher Andrew et ce, grâce à ses nouveaux pouvoirs de télékinésie. Pour le coup, le spectateur se retrouve donc toujours au cœur de l’action mais sans forcément être prit de maux de tête ou d’une envie de vomir sur son voisin à cause d’un mouvement de caméra trop saccadé.
L’histoire se révèle également étonnante, la tourne que prend les choses se dessine bien évidemment au cours du film mais est très bien amenée et si parfois, nous pouvons être déconcerté, tout se justifie dans la séquence d’après. Le film nous offre un final grandiose, sans aller jusqu’à spoiler, je n’avais pas vu un tel spectacle au cinéma et j’ai trouvé ça tout-à-fait jubilatoire. Le casting est très bon, la difficulté de jouer dans ce genre de film est telle que souvent les plans sont des plans-séquence et là en plus, ils ont dû beaucoup jouer avec des éléments qui n’apparaissent qu’en post-production et je salue la performance de tous ces inconnus. Heureusement, aucune tête connue, mieux pour réussir un tel sujet qui se veut réaliste.
Si on ne parle jamais vraiment de super-héros, le film pourrait se targuer d’être une sorte de genèse à ces figures emblématiques de notre culture, sans passer cependant par la case costume moulant et cape colorée. A voir si vous rêvez, vous aussi, de vous découvrir des superpouvoirs un matin au réveil.
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Une fois de plus Sora nos avis se rejoignent, même si je peux totalement concevoir que Marie n'ait pas aimée. Tout les goûts et les couleurs sont dans la nature hein :P
Ahah bonnes critiques !! Et j'adore l'avis de Marie x) Tellement sarcastique, tellement marrant, tellement tout le contraire d'Ecko Planet xD
Un film qui ne se veut pas prétentieux, qui joue en effet sur quelques clichés mais qui est brillamment joué. Pas besoin de chercher plus loin, si vous êtes rêveur et que vous ne cherchez pas midi à 14 heures, je trouve que c'est un excellent film à voir !