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Cheval de Guerre (War Horse) Réalisé par Steven Spielberg. Synopsis : De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, "Cheval de guerre" raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. |
Nous le savions déjà, Spielberg est un réalisateur très productif. Mais à peine nous laisse-t-il nous remettre de son adaptation de Tintin qu’il enchaîne avec Cheval de Guerre, un film qui parle d’un cheval et de la guerre. True Story.
Et quel film tout à fait étonnant ! Je dois avouer que j’étais plutôt sceptique. A cause de la bande-annonce notamment qui ne m’a pas du tout attiré. C’était sans compter sur le nom du réalisateur qui nous fait tout de même penser que ça ne peut pas être si mauvais que ça, et heureusement, la bande-annonce est trompeuse.

C’est au Royaume-Uni, dans le Devon en 1914, que commence notre histoire. Une histoire d’amitié entre un jeune garçon, fils d’agriculteur et un cheval acheté par son père pour labourer les champs afin de les cultiver. Le jeune Jeremy Irvine est totalement convainquant dans son jeu, la complicité qui existe entre lui et le cheval parait tellement vraie et est filmée d’une manière si réaliste, je me demande encore par quel miracle certains plans ont été possibles, je pense que des heures de travail ont été nécessaires pour arriver à un tel résultat, ce qui ne m’étonnerait pas de Steven.
Mais ce qui fait la force du film c’est que si au début, on croit suivre la vie du jeune Albert, c’est finalement celle du cheval Joey que l’on va suivre pendant toute son épopée. Le cheval va être enrôlé dans la 1ère guerre mondiale afin de servir l’armée britannique contre l’invasion allemande et il va en voir du pays. Les rencontres qu’il fera placera le spectateur dans un état non-manichéen, il n’y a pas les bons d’un côté, les méchants de l’autre, pas à travers le regard du cheval en tout cas. Son voyage, au grès de ce qu’il se passe pendant cette guerre nous montre tout ce que l’humanité est capable, pour le pire comme pour le meilleur, mais il est avant tout question d’espoir.
Le casting est très impressionnant. Du côté anglais on retrouve avec plaisir David Thewlis (professeur Lupin dans Harry Potter), Tom Hiddleston (Loki dans Thor et prochainement The Avengers) et Benedict Cumberbatch (connu pour son rôle de Sherlock Holmes dans la série anglaise Sherlock). Du côté français, on reconnait le grand-père, joué par Neils Arestrup (connu pour Un Prophète). Cela doit être la même au niveau des comédiens allemand mais n’étant pas familier avec le cinéma allemand je préfère ne pas m’avancer. On retiendra surtout Céline Buckens, la jeune Emilie dans le film qui joue peut-être avec un accent français à couper au couteau (alors que dans les vidéos d’interviews, elle a un très bel accent anglais) mais qui joue extrêmement bien, sachant surtout que c’est son tout premier film ! Mention spéciale également à l’oie que j’ai trouvée parfaite dans son rôle comique assumé.

Les décors sont magnifiques. Grands et épiques, ils subliment la réalisation qui approche la perfection (il nous y habitue le coco en même temps). Certains plans sont même apparentés à de véritables tableaux de maîtres tellement la lumière, les couleurs sont posées là comme si c’était fait à l’aide d’un pinceau. La musique de John Williams (encore et toujours) vient évidemment sublimer le tout avec sa touche épique et magistrale.
C’est un film puissant que nous offre là le maître. Malgré le fait que nous sachions tous l’issue de ce terrible évènement (l’Histoire avec un grand H), il arrive quand même à nous surprendre avec les histoires (avec un petit h) autour de cet animal, des histoires bouleversantes.

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Et bien et bien !! Ça me donne Plus qu'envie d'aller le voir !!! :D belle critique, toujours aussi funky à lire
Eh bah tu vois, j'avais pas du tout envie d'aller le voir et finalement là, je me dis pourquoi pas ! Chapeau ;D